Khartoum – OnePress

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, l'ambassadeur Mehiyeddine Salem, a affirmé que les récentes sanctions américaines, britanniques et européennes contre le Soudan représentent une "arme politique" qui n'atteindra pas ses objectifs, soulignant que la politique de sanctions imposée au pays pendant des décennies n'a pas apporté de bénéfices aux pays qui les ont imposées, mais aura un impact négatif sur leurs intérêts au Soudan.

Dans un dialogue conjoint avec l'agence de presse soudanaise (SUNA) et la télévision nationale, Salem a déclaré que ces sanctions s'intensifient à mesure que les forces armées progressent sur le terrain, exprimant l'espoir que les États-Unis et le Royaume-Uni reconsidéreront ce qu'il a appelé des "sanctions unilatérales" et leurs positions à l'égard du Soudan.

Il a démenti les accusations américaines sur l'utilisation d'armes chimiques par les forces armées, expliquant que le gouvernement avait demandé à Washington d'envoyer une commission pour vérifier ces allégations, mais n'a pas répondu et a continué à imposer des sanctions sans enquête, a-t-il dit. Les allégations d’utilisation d’armes chimiques dans les zones de Khartoum sont « inexactes », a-t-il ajouté, notant que ces zones sont habitées et que les citoyens y vivent normalement.

S'agissant des sanctions imposées au secteur de l'or, M. Salim a reconnu qu'elles pouvaient affecter certains secteurs, en particulier les prospecteurs traditionnels.

Le ministre a également évoqué la voie de communication avec l’envoyé du président américain Donald Trump en Afrique et au Moyen-Orient, soulignant que la communication se poursuit par l’échange de lettres entre les deux parties, et que les institutions soudanaises étudient ces messages et y répondent, tout en réaffirmant la position du gouvernement que ce qui se passe au Soudan est une « attaque extérieure soutenue par la milice et les mercenaires », exprimant l’espoir que ces contacts contribueront à des résultats positifs.

Le ministre des Affaires étrangères a conclu en soulignant que les institutions de l’État gèrent le dossier du dialogue avec les États-Unis et la communauté internationale conformément à ce qu’il a appelé les souhaits du peuple soudanais.